British Shorthair : standard de la race et couleurs reconnues

18 janvier 20260

Le British Shorthair est l’une des races les plus reconnaissables au monde : tête ronde, joues pleines, corps compact et pelage “peluche” dense. Pourtant, beaucoup d’adoptants découvrent après coup que tous les chats “type British” ne se valent pas : certains n’ont pas le gabarit, d’autres ont une fourrure trop fine, d’autres encore affichent des couleurs annoncées “rares” mais mal décrites (golden, silver, shaded, shell…).

Dans cet article, je vous explique le standard du British Shorthair de façon simple (ce que recherchent les clubs et juges), puis je détaille les couleurs et motifs les plus courants et ceux qui sont souvent confondus. L’objectif n’est pas de vous transformer en juge d’exposition, mais de vous donner une grille de lecture claire pour choisir votre chaton en toute confiance, éviter les annonces trompeuses, et comprendre pourquoi certaines robes sont plus chères.

Pourquoi le “standard” est important avant d’adopter

Le standard de race sert de référence : il décrit le British idéal (morphologie, tête, yeux, fourrure, queue) et ce qui est considéré comme un défaut. Même si vous adoptez “juste” un chat de compagnie, connaître le standard vous protège contre deux risques fréquents : payer le prix d’un British pour un chat au type approximatif, ou tomber sur un chaton dont la santé/structure est fragilisée par une sélection mal maîtrisée.

Un British bien typé est généralement plus équilibré physiquement : ossature solide, poitrine large, proportions harmonieuses et texture de poil réellement dense. À l’inverse, un chat trop long, trop fin, avec un museau pointu ou une fourrure trop soyeuse se rapproche souvent d’un “type européen” croisé, même s’il peut être adorable.

Le standard du British Shorthair : la silhouette “cobby”

Illustrations : Aurélien Boudault pour le LOOF

Le British Shorthair est un chat compact, puissant et bien équilibré : poitrine large, corps profond, pattes fortes de longueur courte à moyenne, pieds ronds et queue épaisse à la base avec bout arrondi.

L’impression globale doit rester “ronde” et harmonieuse : un British ne doit pas sembler longiligne, ni haut sur pattes. Un bon British “remplit la main” sans être obèse : c’est un gabarit dense, osseux, avec une musculature réelle.

Zone du corps Ce qu’on recherche chez un British Ce qu’on évite (type approximatif)
Corps Compact, large, musclé, poitrine bien ouverte Corps long, fin, “tubulaire”
Pattes Forte ossature, pieds ronds, aplombs solides Pattes longues, fines, pieds ovales
Queue Épaisse à la base, longueur moyenne, bout arrondi Queue trop fine, cassée, trop longue/trop courte
Allure “Teddy bear” : lourd mais équilibré Chat “oriental” : fin, très élégant, anguleux

La tête : rondeur, joues et profil

La tête du British est un point clé : elle doit être ronde, massive, avec de bonnes joues (surtout chez les mâles adultes) et une bonne largeur entre les oreilles. Les yeux sont grands, ronds et bien ouverts, ce qui donne l’expression douce typique de la race.

Illustrations : Aurélien Boudault pour le LOOF

Le nez doit être de longueur moyenne, sans “stop” marqué (cassure nette) : un profil trop cassé rapproche le chat d’un type persan et n’est pas recherché. Un menton trop faible ou fuyant casse la rondeur de la tête et donne un aspect “pointu”.

  • À observer : tête bien ronde, moustaches “coussinées”, menton présent.
  • À éviter : museau étroit, tête triangulaire, profil trop cassé.

Les yeux : couleur, intensité et expression

couleur bleu intense des yeux British Shorthair

Les yeux font partie de la signature British : grands, ronds, posés droit, avec une expression très “ouverte”. La couleur des yeux dépend souvent de la robe (par exemple, certaines robes argentées peuvent être recherchées en yeux verts, tandis que beaucoup de robes classiques visent des yeux cuivre/or). Dans la pratique, ce qui compte surtout pour un chat de compagnie : des yeux propres, bien ouverts, et une expression harmonieuse.

Conseil d’éleveur : chez un chaton, la couleur définitive des yeux peut évoluer sur plusieurs mois. Une annonce “yeux verts garantis” sur un chaton très jeune doit toujours être prise avec prudence, surtout sur des robes silver/golden.

Le pelage : court, dense et “crisp” au toucher

 

Le British Shorthair doit avoir un poil court et très dense, avec une texture ferme et résiliente (effet “peluche” qui se tient). Le poil ne doit pas être plat, ni trop soyeux, ni laineux : lorsqu’on caresse à rebrousse-poil, le pelage revient en place.

C’est aussi pour cela qu’un British peut demander un brossage régulier, même en Shorthair : densité = mue importante. Une fourrure trop fine et “collée au corps” est souvent le signe d’un type moins typé.

À quel âge un British est adulte ?

Le British est une race à maturité lente : le corps, la tête et surtout les joues des mâles peuvent se développer sur plusieurs années. Il est normal qu’un British de 8–12 mois paraisse encore “ado” : le gabarit compact se construit progressivement.

C’est un point important pour l’adoption : certains adoptants comparent un British de 10 mois à un chat adulte et concluent trop vite “il est petit”. Patience : avec une alimentation adaptée et une bonne génétique, le British s’épanouit sur la durée.

Poids, taille et gabarit : repères réalistes

Le British est un chat de taille moyenne à grande, mais c’est surtout sa densité qui impressionne : ossature forte, poitrine large, muscles. Le poids dépend du sexe, de la lignée, de la stérilisation et du mode de vie (intérieur strict vs accès extérieur sécurisé).

couleur et poids du British Shorthair

Profil Fourchette fréquente Remarque
Femelle adulte 4 à 6 kg Souvent plus fine, tête très ronde
Mâle adulte 5 à 8 kg Joues plus marquées, corps plus large
Mâle très grand gabarit 8 à 9 kg Possible sans surpoids si ossature XXL

Attention : “gros” ne veut pas dire “en forme”. Un British doit rester mobile, jouer, sauter, et garder une taille palpable sous les doigts.

Couleurs et motifs : comprendre la logique (sans se perdre)

On parle souvent de “couleur” pour désigner plusieurs choses à la fois : la couleur de base (bleu, noir, lilas…), le motif (uni, tabby, bicolore…) et parfois un effet (silver, golden, shaded, shell…). Pour clarifier, je vous propose une lecture simple : 1) couleur de base, 2) motif, 3) effets (silver/golden), 4) quantité de blanc éventuelle.

Dans les pedigrees et expositions, les couleurs sont souvent décrites via le système EMS : il code la race + la couleur + le motif. Les lettres indiquant silver/golden (ex : “s” pour silver, “y” pour golden) s’ajoutent au code de couleur.

Le système EMS (simplement) : à quoi servent les codes

Le système EMS sert à parler la même langue entre éleveurs, clubs et juges. Un code typique ressemble à : “BSH ny 11” (British Shorthair, black golden shaded). Ne retenez pas tout : ce qui est utile côté adoptant, c’est de comprendre les mots-clés “golden”, “silver”, “shaded”, “shell”, “tabby”, “bicolor”.

Terme annonce Ce que ça signifie Ce que vous voyez
Solid (uni) Une seule couleur, sans motif Robe uniforme (ex : bleu)
Tabby Motif tigré (classic, mackerel, spotted) Rayures/spirales/taches visibles
Shaded / Shell Poils partiellement colorés aux pointes Effet “voilé”, lumineux
Silver Fond clair argenté + tipping/motif Reflets froids, base du poil claire
Golden Fond chaud doré + tipping/motif Reflets miel/abricot, sous-poil chaud
Bicolore Couleur + blanc Pattes/poitrail/face blancs partiels

Les grandes familles de robes British (les plus fréquentes)

Plutôt que de lister 200 combinaisons, voici les grandes familles de robes que vous rencontrerez réellement en France chez les éleveurs LOOF. À l’intérieur de chaque famille, la couleur de base peut varier (bleu, noir, chocolat, lilas, cinnamon, fawn, red, cream, etc.).

1) Les “solids” (unis)

Viande de la Ville des Lucioles – British Shorthair Bleu

Le British uni est la version la plus simple à reconnaître : une robe uniforme, sans rayures, sans voile argenté marqué. Le plus connu reste le British Blue (bleu-gris), très populaire et souvent plus accessible en prix car largement diffusé.

  • Exemples courants : bleu, noir, blanc, crème, roux.
  • Exemples plus rares : chocolat, lilas, cinnamon, fawn (selon lignées).

2) Les torties (écaille de tortue)

Les torties mélangent deux couleurs (souvent noir + roux, ou bleu + crème). On les voit presque exclusivement chez les femelles (lié à la génétique), ce qui en fait des robes très appréciées en compagnie. Visuellement, c’est une mosaïque de taches plus ou moins mêlées.

3) Les tabbies (tigrés)

“Tabby” signifie qu’un motif est présent : rayures, marbrures ou taches. Certains tabbies sont très contrastés, d’autres plus doux. Chez le British, les tabbies bien typés donnent souvent un look “petit lynx” irrésistible.

Type tabby Aspect Conseil adoptant
Classic tabby Motifs marbrés/spirales Très graphique, contraste recherché
Mackerel tabby Rayures fines verticales Look “tigré” classique
Spotted tabby Taches/petits points Plus rare, très apprécié

4) Les silver : la famille “froid lumineux”

 

Le silver donne un fond très clair, argenté, avec un contraste plus ou moins fort selon le motif (tabby) ou l’effet (shaded/shell). Les silver sont particulièrement photogéniques et souvent très demandés.

Point important : “silver” ne veut pas dire “gris”. Un silver, c’est un chat dont la base du poil est claire, avec des pointes colorées. Dans une annonce, cherchez des termes précis : silver tabby, silver shaded, silver shell.

5) Les golden : la famille “chaud miel”

Le golden est souvent la robe “coup de cœur” : fond chaud, yeux souvent très expressifs, rendu luxueux. On distingue généralement le golden tabby (motif visible) et le golden shaded/shell (effet voilé plus “poudré”).

Dans les annonces, méfiez-vous des abus de langage : “golden” n’est pas juste une couleur beige. Un vrai golden a une chaleur de sous-poil et une uniformité d’ensemble qui se voit, surtout à l’âge adulte. Les photos en lumière artificielle peuvent tromper : demandez toujours photos naturelles, vidéo, et l’explication précise du code/robe.

6) Les robes avec blanc : bicolores, arlequin, van

Le blanc peut apparaître en quantité variable : simple médaillon, gants, bicolore équilibré, jusqu’à des chats très blancs avec seulement la tête et la queue colorées. Plus la répartition est “propre”, plus la robe est appréciée en expo… mais en compagnie, l’important reste surtout votre préférence esthétique.

Shaded, shell… quelle différence ?

C’est le point qui crée le plus de confusion, surtout sur golden/silver. Shaded et shell décrivent la quantité de “tipping” (la partie colorée au bout du poil). En shell, la pointe colorée est très légère : le chat paraît très clair, presque blanc (silver) ou crème pâle (golden). En shaded, la coloration descend un peu plus sur le poil : l’effet est plus “ombré”.

À l’œil : un shell paraît plus clair et “poudré”, un shaded paraît plus contrasté. Dans la vie réelle, les frontières sont parfois subtiles et dépendent de la mue, de la saison, de la lumière et de la qualité de robe.

Couleurs “rares” : pourquoi elles coûtent plus cher

Certaines couleurs sont dites rares non pas parce qu’elles sont “magiques”, mais parce qu’elles sont difficiles à produire proprement, avec un bon type British et une santé maîtrisée. Les lignées golden/silver de haute qualité demandent souvent un travail de sélection long, parfois avec importations, et des mariages réfléchis pour garder la rondeur et éviter les défauts (poil trop long, contraste insuffisant, ticking irrégulier).

Un prix plus élevé peut être justifié par : dépistages, qualité de lignée, rareté réelle, demande forte. Mais attention : “rare” ne doit jamais servir d’excuse pour vendre sans pedigree, sans transparence ou sans tests.

Défauts fréquents (compagnie) et défauts graves (expo)

Pour la compagnie, un défaut esthétique n’est pas dramatique : un menton un peu faible ou des oreilles un peu grandes ne changent rien à l’amour que vous porterez à votre chat. En revanche, certains défauts peuvent être des signaux d’un élevage approximatif : queue anormale, profil trop cassé, structure fragile.

Les standards de clubs listent des défauts pénalisants et des cas de disqualification (ex : profil avec stop, couleur/pattern non conforme, défauts de queue, couleur d’yeux incompatible, etc.).

Point Défauts courants (pas dramatiques en compagnie) Signaux à prendre au sérieux
Profil Petit manque de rondeur Stop net, type “persan” marqué
Queue Un peu longue/courte selon lignées Queue cassée, nœuds, douleur
Poil Moins dense à certaines saisons Poil plat, très soyeux, “européen”
Yeux Couleur qui se fixe tard Yeux ternes, écoulements chroniques

Conseils concrets pour choisir la couleur de votre British

Le meilleur choix est celui qui vous fait craquer… mais avec deux règles simples : choisissez une couleur que vous aimerez aussi à l’âge adulte, et assurez-vous que l’éleveur décrit la robe avec précision. Certains chatons changent beaucoup : un golden peut foncer, un silver peut gagner en contraste, un tabby peut “s’affiner”.

  • Vous aimez le classique intemporel : bleu, lilas, noir uni.
  • Vous aimez le contraste graphique : tabby (classic/spotted) bien marqué.
  • Vous aimez le luxe “poudré” : golden shaded, silver shaded/shell.
  • Vous voulez un chat très original : tortie, bicolore équilibré.

Si vous hésitez entre deux robes (golden vs silver par exemple), demandez à l’éleveur une vidéo en lumière naturelle, plus une photo du ventre et de la base du poil : ce sont souvent les zones qui révèlent le mieux le fond (chaud vs froid).

FAQ Standard & couleurs British

Un British “type” sans pedigree peut-il être un vrai British ?

Il peut ressembler à un British, mais sans pedigree il est impossible de vérifier la lignée, le respect du standard et souvent les tests de santé. Pour sécuriser votre adoption, privilégiez un chaton enregistré (LOOF) et un éleveur transparent.

Pourquoi certains British ont le nez très écrasé ?

Un profil trop cassé (“stop” marqué) n’est pas recherché dans le type British classique. Cela vient souvent d’une sélection orientée “face plate” ou de croisements anciens. En compagnie ce n’est pas forcément grave, mais un stop extrême peut être associé à des soucis respiratoires sur d’autres races.

Golden, shaded, shell : comment être sûr ?

Le plus fiable reste la description précise de la robe (et idéalement le code EMS sur pedigree), plus des photos/vidéos en lumière naturelle. Un shell paraît beaucoup plus clair qu’un shaded, mais la mue et la saison peuvent brouiller la perception.

Les mâles sont-ils toujours plus gros ?

Souvent oui, surtout chez les lignées très typées, mais il existe de grandes femelles et des mâles plus moyens. La génétique, la stérilisation, l’alimentation et l’activité jouent énormément.

Est-ce qu’une couleur “rare” est forcément meilleure ?

Non. Une belle couleur rare ne compense jamais un type approximatif ou un manque de suivi santé. Le bon ordre : santé, caractère, type, puis couleur.

Un British peut-il avoir le poil “mi-long” ?

Oui, si vous êtes sur du British Longhair (race sœur). Un Shorthair doit rester court et dense. Si un Shorthair a le poil long/fluffy, c’est soit un défaut, soit un chat mal identifié.

Pour aller plus loin


Article mis à jour en janvier 2026 | Golden Elegance Lyon | Repères standard et vocabulaire couleurs inspirés des systèmes de référence (EMS) et des standards de clubs félins | Photo de couverture CFA.org

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués par *

Un animal est un être sensible. Vous êtes responsable de la santé et du bien-être de votre animal pour toute sa vie. Pour plus d’informations, consultez le dossier « Conseils et réglementation : tout savoir sur les animaux de compagnie » sur le site du ministère chargé de l’agriculture.

Golden Elegance – Copyright © 2023-2025 – Fait avec pawsitivité 🐾

error: Notre contenu est protégé.